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Bonjour Thibault, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je suis la 5éme génération à travailler pour l'entreprise et j'occupe aujourd'hui le poste de directeur commercial & marketing. J'ai intégré notre Maison Familiale en 2015, après avoir fait des études de commerce. Dans un premier temps, j'ai été Brand Ambassador, puis j'ai intégré le service commercial en m'occupant des zones d'Asie du Sud Est, puis de la Grande Distribution en France et récemment, la zone des Ventes Directes. Je dirige aujourd'hui tout ce service qui comprend une dizaine de personnes. Je me prédestine à reprendre dans quelques années les activités de mon père, Laurent. Mon frère, Benoît, reprendra les activités de ma mère. 



Qu'est-ce qui t'as poussé à faire ce métier ? 

Après mon bac, je ne savais pas trop vers quoi m'orienter, j'ai donc décidé de choisir une branche qui était assez large et qui ouvrait pas mal de portes : le commerce. J'avais déjà en tête une préférence pour la partie commerciale et non pour la partie technique (ndlr : dans la production de vin). J'ai aussi choisi de m'axer sur le commerce international. J'ai pu partir quelques semestres à l'étranger pour apprendre. J'ai eu la chance de faire un stage chez un importateur aux Etats-Unis, et dans une agence au Canada. Cette partie vente, suivre des objectifs, des chiffres, tout cela m'a beaucoup plu. 


Comment concilies-tu tradition et innovation ? 

Mes parents nous transmettent une entreprise saine, nous avons la chance de beaucoup discuter tous ensemble. Nous avons tous à cœur à garder le travail que les anciennes générations ont fait, tout en apportant notre vision moderne, en adéquation avec la société actuelle. Aujourd'hui, le monde du vin a changé, et mon rôle est de trouver des solutions pour s'adapter, sur la partie commerce. Par exemple, en 2016, nous avons développé un service marketing/communication. Cela nous a permis de cadrer notre façon de présenter nos vins, de communiquer dessus, mais aussi, d'analyser le marché et de trouver des opportunités. En soit, les règles du commerce n'ont pas tellement changé depuis la création de la Maison, mais c'est plutôt les demandes des consommateurs et les différents marchés internationaux. J'ai fortement contribué au développement de notre présence en Chine par exemple. 



Quels défis rencontres-tu et comment les surmontes-tu ?  

Je pense que le défi principal a été d'arriver dans une entreprise où il y avait déjà des clients depuis longtemps, des salariés qui travaillaient avec mon père, voir même mon grand-père, il m'a fallu un temps d'adaptation, qui s'est fait sans problème mais, qui était quand même un challenge pour moi. Aujourd'hui, mes parents préparent leur retraite. Mon frère et moi sommes déterminés à assumer correctement les missions qui nous sont confiées. Nos rôles sont étroitement liés, tout comme ceux de ma mère et de mon père qui forment une équipe inséparable. Un autre défi, qui ne concerne pas l'entreprise en interne mais, qui est tout aussi important, c'est l'évolution des goûts des consommateurs. Il faut sans cesse avoir une longueur d'avance sur ce qui va plaire ou pas. Il y a quelques années, le vin rouge dominait largement le marché, aujourd'hui, on voit arriver une demande très importante sur les blancs. Face à cela, il faut réfléchir à de nouveaux produits. 


Quelles sont tes ambitions et quels sont tes projets futurs ? 

Je souhaite développer encore plus la marque Brotte et lui faire acquérir une forte notoriété. Et pour se développer comme il se doit, il faut aussi développer la qualité de nos produits et ça, c'est tout le travail de mon frère, justement, sur la conversion en Bio par exemple. Aussi, nous avons fait un travail énorme de qualité sur notre gamme des Essentiels (Esprit, Création Grosset, Bord Élégance...) et ce n'est que le début d'un engagement de qualité pour tous nos consommateurs. 

L'ambition à long terme est de transmettre l'entreprise au moins dans le même état sain que nous l'avons eu. Je garde ça en tête, c'est important que les prochains puissent travailler dans les meilleures conditions possibles grâce aux efforts que nous fournissons aujourd'hui. 




Pour finir, quelle est ta vision de l'œnotourisme et du travail qu'a fait Jeanne Brotte, ton arrière-grand-mère pour créer le seul et unique Musée du Vin à Châteauneuf-du-Pape

Jeanne Brotte a été pionnière dans ce secteur, elle a créé l'offre qui répondait à la demande des touristes de l'appellation. Au début, en 1972, elle a voulu mettre en avant le métier de vigneron et tous les enjeux qui existaient autour. Aujourd'hui, ce Musée est la vitrine de notre Maison. Dès que nous recevons nos clients internationaux, nous le présentons fièrement. Avec plus de 18 000 visiteurs à l'année, nous avons de réels projets pour notre Musée. D'ici quelques années, nous allons le retravailler pour répondre à de nouveaux enjeux, comme l'environnement par exemple.  



Merci Thibault, d'avoir pris le temps de répondre à ces questions.





la foire aux vins d'été brotte

Des Origines Modestes à un Phénomène National...

La Foire aux vins d'été est un événement emblématique en France, célébré chaque année par des millions de consommateurs à travers le pays. Mais comment cette tradition est-elle née, et comment a-t-elle évolué pour devenir un rendez-vous incontournable pour les amateurs de vin ?


Les Débuts : une Initiative Commerciale.

L'histoire de la Foire aux vins remonte aux années 1970. C'est dans cette décennie que l'enseigne Leclerc, pionnière en matière de grande distribution, a lancé la première Foire aux vins. L'idée était simple mais révolutionnaire : proposer aux consommateurs une sélection de vins de qualité à des prix attractifs, le tout dans un cadre festif et convivial. Cette initiative visait non seulement à dynamiser les ventes en période estivale, mais aussi à démocratiser l'accès à des vins souvent perçus comme réservés à une élite.


L'Essor des Années 1980 et 1990.

Fort du succès rencontré par Leclerc, d'autres grandes enseignes comme Carrefour, Auchan et Intermarché ont rapidement embrassé le concept, contribuant à l'expansion de la Foire aux vins à travers toute la France. Chaque enseigne s'efforçait de proposer une sélection unique, souvent issue de partenariats exclusifs avec des vignerons. Les catalogues de l'époque témoignent d'une offre diversifiée, allant des grands crus prestigieux aux petits vins de terroir encore méconnus.


Un Événement Pour Tous les Amateurs de Vin.

Aujourd'hui, la Foire aux vins d'été est bien plus qu'une simple opération commerciale. Elle s'est transformée en un véritable événement culturel et social. Les hypermarchés et supermarchés ne sont plus les seuls à proposer des foires aux vins ; les cavistes, les sites de vente en ligne et même les producteurs eux-mêmes y participent, chacun apportant sa touche personnelle à cette fête du vin.



Les mythes et réalités sur le vin

bouteilles de vin rouges à la chaine


L'univers du vin est riche et complexe, souvent enveloppé de mythes qui peuvent induire en erreur même les amateurs les plus passionnés. Voici quelques-unes des idées reçues les plus courantes sur le vin et la réalité qui se cache derrière.


Mythe 1 : Le vin rouge ne doit jamais être réfrigéré

Beaucoup pensent que le vin rouge doit être conservé et servi à température ambiante. Cependant, la "température ambiante" fait référence à des pièces non chauffées de châteaux français du XIXe siècle, soit environ 16-18°C. Aujourd'hui, nos intérieurs sont souvent bien plus chauds. Selon James Laube, un critique de vin du magazine Wine Spectator, "un vin rouge trop chaud peut sembler déséquilibré et alcoolisé, alors qu'un vin légèrement rafraîchi révèle mieux ses arômes et saveurs" . En été, n'hésitez pas à mettre votre vin rouge au réfrigérateur une quinzaine de minutes avant de le servir. Pour encore plus casser ce mythe, Thibault Brotte a créé sa cuvée Signature en Côtes-du-Rhône : un vin rouge qui ne se boit QUE frais, comme un rosé ! (en ce moment -20% de remise sur le carton de 6 bouteilles).


Mythe 2 : Les vins chers sont toujours meilleurs

Il est facile de penser que le prix élevé d'une bouteille garantit une qualité supérieure. En réalité, de nombreux facteurs influencent le prix du vin, y compris la rareté, le coût de production et la réputation du producteur. Des études ont montré que le plaisir du vin peut être subjectif et que des dégustateurs, même expérimentés, ne peuvent pas toujours distinguer un vin coûteux d'un vin abordable dans des tests à l'aveugle. Un article de The Guardian souligne que "les consommateurs doivent faire attention aux jugements de valeur basés uniquement sur le prix".


Mythe 3 : Le vin blanc ne vieillit pas bien

Contrairement à la croyance populaire, certains vins blancs peuvent vieillir magnifiquement, développant des complexités et des nuances profondes avec le temps. Les vins blancs de Bourgogne, par exemple, peuvent vieillir pendant des décennies. Jancis Robinson, une éminente critique de vin, note que "les grands vins blancs peuvent évoluer de manière aussi fascinante que leurs homologues rouges". Dans notre gamme de vin, vous pouvez tenter l'expérience avec notre cuvée Châteauneuf-du-Pape 100% Roussanne.


Mythe 4 : Le vin doit toujours être décanté avant d'être servi

Décanter le vin est souvent perçu comme une nécessité, mais cela dépend du type de vin. La décantation est surtout utile pour les vins rouges jeunes et tanniques, pour les aider à s'ouvrir, ou pour les vieux vins, pour les séparer de leur dépôt. Cependant, de nombreux vins peuvent être servis directement de la bouteille sans problème. Le Master Sommelier Andrea Robinson affirme que "la majorité des vins de consommation courante ne nécessitent pas de décantation et peuvent être appréciés immédiatement après ouverture" .


En démystifiant ces idées reçues, les amateurs de vin peuvent profiter de cette boisson noble avec une compréhension plus nuancée et une appréciation accrue. Que vous soyez novice ou connaisseur, souvenez-vous que l'important est de savourer chaque verre selon vos préférences personnelles, sans vous laisser influencer par des mythes infondés.




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